Tighearnan Ó Dubhghaill

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Tighearnan Ó Dubhghaill

Message par Tighearnan Ex Merinita le Mer 7 Jan - 22:53

Mon père s’appelait Ruairi et je pense qu’il s’agit du seul homme qu’elle a jamais aimé, transgressant une seule fois sa propre loi de n’avoir aucun contact avec les humains. Ma mère se nomme Morrigan, les gaels lui rendent hommage en tant que Tuatha dé Danann, Matriarche de la guerre et de la souveraineté, elle n’était pour eux que légende sans vraiment comprendre ce qu’elle est réellement, je ne l’ai compris moi même que pendant mon apprentissage auprès de Siobaigh .

J’ai vécu toute mon enfance sans contact avec les hommes car ma mère les accusant d’avoir tué mon père, leur voue une haine sans nom. Elle règne sur un lieu caché des hommes, un monde brutal ou la mort et la violence sont le quotidien, Scàth Foclóir.

J’ai donc appris à me battre et à tuer, particulièrement les hommes qui s’égaraient chez nous ou que mon peuple attirait. Ma mère m’interdisait d’aller dans le monde des humains mais je ne lui obéissais pas toujours. Ces humains m’étaient totalement inconnus, je sentais que j’avais énormément de choses en communs mais leurs habitudes, leur façon d’agir m’était totalement inconnu, de toute façon, ils avaient tué mon père et ne méritait que la mort et ma haine. Il m’est arrivé une fois d’enlever l’un d’entre eux pour essayer de comprendre ses motivations, pourquoi il avait tué mon père mais il ne savait rien, il n’était pas responsable de la mort de mon père mais ma mère l’appris et le fit sacrifier dès que je rentrais et je fus surveillé plus que jamais. Mais cela avait attiré l’attention de Siobaigh et c’est ainsi que j’allais rencontrer celle qui allait changer ma vie
Siobaigh est… était un mage de l’Ordre d’Hermes et lorsqu’elle me rencontra, elle s’aperçut bien vite que je possédais le Don, la capacité à pratiquer la magie. Elle souhaitait faire de moi son apprenti et finit par trouver l’entrée du lieu où je vivais. Elle obtint, après de longues discussions avec ma mère que je suive ses enseignements si je le souhaitais. J’abandonnais donc tout ce qui avait fait mon enfance pour rejoindre le monde des hommes, un monde inconnu, que je n’avais fait qu’entrapercevoir.

C’est sur la route qui nous ramenait dans son alliance qu’elle m’expliqua qui était ma mère, elle parla de lignages, de sang féérique hérité de ma mère la déesse Morrigan, d’une émanation, qu’elle m’avait transmis un héritage qu’il lui fallait protéger. Je compris tout de travers et cru que SIobaigh l’insultait, je m’emportait alors et l’attaquais sous le coup de la colère avant qu’elle ne m’envoie mordre la poussière d’un sort bien senti. Mon apprentissage commençait à la dure que les forces qu’elle souhaitait me voir maîtriser n’étaient pas du tout à prendre à la légère. Elle m’expliqua ensuite que j’avais intérêt à filer doux et car ce genre d’incartade ne me serait pas pardonné au sein de l’alliance.

J’allais être entouré d’humain et bien que ma rencontre avec le pauvre jeune paysan que j’avais enlevé m’avait fait comprendre que tout n’était pas aussi évident. Ma première rencontre avec les hommes de l’Alliance ne fut pas des plus réussies et me conforta longtemps dans l’idée qu’ils étaient sans intérêt. Pourquoi s’attarder et s’effrayer à ce point sur le physique d’une personne qui plus est des détails.
Qu’importe que mes cheveux soient en partie composés de plume de corbeau ou bien que la couleur de mes yeux leurs paraissent étrange... Je ne m'effraie pas parce qu’ils sont laid et qu’ils sentent mauvais et même si les fréquenter me dérange, je me contente le plus souvent de les ignorer. Ceci dit, la rencontre avec les servants de l’alliance m’a appris que tous ne sont pas mauvais. Je me contente de ne pas tolérer la déception dans mes futures relations avec les humains.
Siobaigh tenta bien de corriger cela, elle affirmait qu’en apprenant a connaître et apprécier les hommes, je pourrais aider mon peuple mais que mon arrogance ne me permettait pas d’admettre que tous n’était pas mauvais. Elle m’a punit souvent pour mes travers lors de mon apprentissage, affirmant que j’étais trop têtu que pour apprendre de mes erreurs, quelle bêtise, je ne suis pas têtu, je sais simplement ce que je veux.
Heureusement je n’ai pas eu beaucoup de contact avec les hommes. Siobaigh m’enseignait la magie et cela me prenait tout mon temps. Elle m’a appris à la pratiquer et, par-dessus tout, à la maîtriser. Elle m’enseigna tout ce qu’il y avait à savoir sur l’Ordre d’Hermes mais toutes ces lois et ces codes ne m’intéressaient que bien peu. Elle m’apprit aussi plusieurs choses sur le monde des hommes ; comment ces derniers se faisaient la guerre en déclarant que le bien des autres leur appartenait, j’avais déjà découvert la peur qui nait dans le cœur d’un homme confronté à l’inconnu mais elle m’apprit la violence dont ils étaient capables lorsqu’ils y étaient confrontés. J’ai compris alors que ces hommes, ceux-là même qui ont déclaré que les terres d’Éireann leur appartenait plutôt qu’à ceux qui y vivait depuis la nuit des temps, avaient tué mon père. J’ai redoublé de rigueur dans mon apprentissage de la magie, je voulais, non je veux devenir le plus puissant des mages, je m’entraine sans relâche, repoussant mes limites. Je défendrais la féérie, je détruirais leurs ennemis. Mon apprentissage se termine, bientôt je passerais mon gant et je pourrais prendre en main ma destinée.

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Tighearnan Ex Merinita

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